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Alfa Romeo – Audi : bataille de Q

Alfa Romeo Q2

Pour compléter sa gamme de SUV, Audi comptait lancer d’ici quelques années les Q2 et Q4. Problème : ces noms appartiennent déjà à Alfa Romeo, qui n’a pas envie de s’en séparer !

Dire que les 4×4 sont à la mode est un euphémisme ! Une avalanche de nouveautés est encore attendue cette année. Les ventes de SUV ne sont pas prêtes de faiblir car les constructeurs multiplient les modèles pour séduire toujours plus de clients.

Hors spécialistes du genre, par exemple Land Rover, BMW et Mercedes sont les constructeurs qui proposent le plus de tout-terrain (5 modèles pour le premier, 6 pour le second). En face, Audi semble à la traîne avec seulement trois autos. La marque aux anneaux compte bien rapidement rattraper son retard.

Elle a déjà prévu de lancer en 2016 un petit Q1. Un gros Q8, version « coupé » du Q7 devrait aussi arriver dans les concessions d’ici la fin de la décennie pour affronter les X6 et GLE Coupé. Et Audi plancherait également sur des variantes « coupé » des Q1 et Q3, qui logiquement se nommeraient Q2 et Q4.

Mais la firme aux anneaux va surement devoir trouver de nouvelles appellations. Q2 et Q4 sont déjà utilisés dans la production automobile, par Alfa Romeo. Chez l’italien, ces termes désignent des techniques : Q2 pour les autos dotées d’un différentiel à glissement limité, Q4 pour les véhicules équipés d’une transmission intégrale.

Mais actuellement, Q2 et Q4 n’apparaissent sur aucune carrosserie dans les concessions Alfa (en revanche, on trouve Q4 chez Maserati, qui appartient au même groupe qu’Alfa). Ce qui a peut être motivé Audi à demander la reprise de ces noms moyennant finances… ce qu’aurait refusé Alfa.

Plusieurs raisons sont mises en avant, avec par exemple la volonté de faire monter les enchères. Mais c’est surtout une mini-vengeance de Fiat, qui n’a pas apprécié les propos de Ferdinand Piech, le grand patron de Volkswagen, à l’encontre d’Alfa Romeo au cours des dernières années. Piech souhaitait racheter Alfa, qu’il jugeait maltraité et mal-exploité par Fiat.

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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