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Arnaque à la voiture électrique

 

Depuis sa mise en place, le système de bonus/malus gouvernemental n’a jamais été rentable. Le but à la base était d’avoir au moins des comptes à l’équilibre. Mais le dispositif, victime de son succès du côté des véhicules « bonussés » a toujours été un gouffre financier pour l’Etat. Et ce dernier n’est pas aidé quand des petits malins en profitent abusivement.

Quand on profite d’une belle affaire sur un objet, par exemple un vélo, on peut parfois être tenté de le revendre aussi sec pour essayer de se faire une petite marge dessus. Deux hommes ont eu cette idée avec des véhicules électriques ! Actuellement, quand on commande un modèle branché en France, on touche une aide gouvernementale de 6.300 euros.

Deux personnes ont voulu profiter du système et sont soupçonnées d’avoir monté des sociétés qui achetaient en France des véhicules électriques, avant de les exporter vers la Norvège, un pays où ces modèles ont la cote. 30 à 40 autos auraient ainsi voyagé entre octobre 2013 et mai 2014. Souci, dans l’Hexagone, si on revend son électrique moins de six mois après l’avoir achetée neuve, il faut rendre à l’Etat la prime. Ce qui n’aurait sans surprise jamais été fait.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Les deux hommes âgés de 28 et 33 ans avaient reçu une très grosse commande de voitures électriques, pour un montant de 400 millions d’euros. Selon une source proche du dossier, citée par l’AFP, ils n’avaient aucune intention d’honorer la commande. L’argent a été versé et ils comptaient l’envoyer à l’étranger. Mais le virement a été signalé par la banque auprès d’un organisme de contrôle du ministère des Finances, déclenchant alors une enquête.

Les deux individus ont été mis en examen et écroués pour « escroquerie en bande organisée », « association de malfaiteurs » et « blanchiment aggravé ».

 

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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