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Bilan définitif de l’accidentalité routière 2013

Jean-Robert Lopez, délégué interministériel à la sécurité routière, vient de présenter le bilan définitif de l’accidentalité routière 2013. 3.268 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises l’année dernière, le nombre de décès le plus faible enregistré depuis que les statistiques existent.

La baisse par rapport à 2012 est très importante : – 10,5 %, soit 385 vies sauvées. Autre nouvelle encourageante, le nombre de blessés est aussi en diminution, de 6,9 %, avec 70.607 personnes touchées. Evidemment, pas question pour la Sécurité Routière de se féliciter des progrès.

Plus de 3.000 morts au volant ou au guidon, c’est encore trop. Jean-Robert Lopez nous a ainsi ressorti l’éternel « les bons résultats ne doivent pas conduire à se relâcher ». Dommage qu’en dix ans de baisse, il n’y ait jamais eu un discours un peu moins stigmatisant pour féliciter ceux qui ont corrigé leurs mauvaises habitudes et ceux qui se comportent bien au quotidien.

Mais pour la sécurité routière, la raison de la baisse ne vient jamais des bons comportements citoyens mais de facteurs extérieurs : mauvaises conditions météorologiques qui incitent les gens à rester chez eux, carburants chers qui favorisent la réduction de la vitesse…

En 2013, l’accidentalité routière s’est améliorée pour toutes les catégories d’usagers de la route : automobilistes, motocyclistes, cyclomotoristes, piétons et cyclistes. Il y a juste une légère hausse chez les conducteurs de poids lourds. Les 18-24 sont ceux pour lesquels la baisse est la plus marquée, avec – 19,5 %.

Il y a toujours le plus de morts hors agglomération (2.077). En ville, 930 personnes ont perdu la vie. 261 sont décédées sur l’autoroute, le seul endroit où c’est en hausse (+ 7,9 %).

Sans surprise, la Sécurité Routière clame haut et fort que la vitesse excessive ou inadaptée est la cause principal d’un accident mortel (26 % des cas). 18 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel dépassait le seuil de 0,5 g/l d’alcool dans le sang.

Il est inquiétant de voir que 18 % des automobilistes tués n’avaient pas leur ceinture, un geste basique qui aurait pu les sauver…

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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