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Tués sur la route : plus bas historique depuis 1948

Les records s’enchaînent pour la sécurité routière. Après un recul de 8 % en 2012, le nombre de tués dans un accident de la circulation a de nouveau chuté de 11 % en 2013. Au final, 3 250 personnes ont perdu la vie sur les routes de l’Hexagone, le chiffre le plus bas depuis la mise en place des statistiques en 1948.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a dévoilé ces chiffres, n’a pas souhaité parler  » d’autosatisfaction « , déclarant quand même que ceux-ci étaient très  » encourageants « . Evidemment, pour lui, mais aussi pour nous tous, ce n’est pas  » suffisant « , rappelant que l’objectif était de tomber sous la barre des 2000 morts d’ici la fin de la décennie.

On peut tout de même tirer une grande satisfaction de 2013 puisque quasiment tous les indicateurs sont au vert. Le nombre des accidents corporels a ainsi diminué de 6,6 %, le nombre de blessés a reculé de 4,7 %. Excellente nouvelle, la mortalité des 18-24 ans chute de 10 %.

Lorsqu’on distingue les catégories de transport, la baisse est la plus importante pour les voitures de tourisme avec – 14 %. Pour les motocyclistes, elle est de 3 %, pour les cyclistes c’est – 8 %. Seul point noir : le nombre de tués en poids lourds augmente de 9 %, la faute notamment à un moins de décembre « particulièrement accidentogène » pour le ministre.

De nombreuses raisons peuvent expliquer ces bons résultats : l’augmentation du nombre de radars (avec notamment l’arrivée en 2013 des mobiles-mobiles), les mauvaises conditions météo du printemps qui ont incité les gens à rester chez eux, la hausse du prix des carburants qui favorise les réductions de vitesse … La sécurité routière oublie tout de même de mentionner le renouvellement du parc automobile suite aux aides de l’Etat, qui explique aussi en grande partie ces chiffres, avec le déploiement d’équipements importants pour la sécurité comme l’ESP.

Du côté des causes, l’alcool et la vitesse sont les deux principales sources d’accidents mortels (20 et 25 % des cas) suivis des refus de priorités (14 %).

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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