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BMW Série 2 Active Tourer : la révolution

BMW Série 2 Active Tourer - 15

BMW démarre un nouveau chapitre de son histoire avec cette Série 2 Active Tourer, premier monospace compact et première auto à traction avant de la marque. Objectif clair : mettre des bâtons dans les roues du Mercedes Classe B, qui rencontre le succès depuis près de 10 ans.

Mercedes n’a jamais été du genre « coincé » et a souvent osé s’aventurer dans des catégories « populaires » pas vraiment connotées haut de gamme. En 2005, la marque à l’étoile n’hésitait pas à lancer un concurrent du Scénic, le Classe B. Bien lui en a pris car le modèle a été un succès et vient de franchir la barre du million exemplaires produits ! En face, BMW ne voulait pas d’un tel véhicule dans sa gamme. Un monospace compact, voilà qui colle mal avec l’univers  « Béhème ».

Mais faire de telles impasses de nos jours n’est plus possible, surtout quand on voit les ventes croissantes du Classe B qui, dans la mesure où il est le seul de sa catégorie à jouer la carte premium, capte facilement de la clientèle. Il aura donc fallu neuf ans à BMW pour proposer une alternative à la Mercedes ! Mais attention, pour la marque à l’hélice, ceci n’est pas un monospace. La Série 2 Active Tourer est qualifiée de « compacte haute ». Avec 1,55 mètre de hauteur, elle dépasse une Série 1 de 11 cm. Côté longueur, c’est juste 2 cm de plus (4,34 mètres).

La Série 2 Active Tourer doit séduire une clientèle conservatrice, qui n’aime pas les SUV. En ce sens, elle adopte un style plutôt sage, sans les excentricité dont les designers de BMW ont le secret. La carrosserie est toujours autant travaillée, mais les nervures ne partent pas dans tous les sens. La silhouette est plutôt équilibrée, avec des porte-à-faux courts. Seule petite fausse note à notre goût : les optiques avant sont trop grosses, ce qui donne l’impression que les naseaux de la calandre sont riquiqui. Comme toutes ses sœurs, la 2 Active Tourer adopte le « pan Hofmeister » au niveau de la troisième glace latérale.

A l’intérieur, on découvre une planche de bord inédite… mais typiquement BMW, avec des formes horizontales. La console centrale est coupée en deux parties. Au-dessus, on trouve les commandes du système multimédia, avec un grand écran. En contre-bas, la partie climatisation est rattachée à la zone levier de vitesse. Entre, un petit rangement où l’on pourra déposer quelques objets. Le conducteur a face à lui une instrumentation classique, composée de deux compteurs sur fond noir. Un affichage tête haute sera disponible. Les informations seront projetées sur une lame transparente. La position de conduite est surélevée.

La Série 2 Active Tourer dispose d’une banquette arrière coulissante. Le dossier est rabattable selon le format 40/20/40. En configuration classique, la coffre annonce un volume de 468 litres. Au maximum, la capacité peut-être de 1510 litres. Le hayon peut s’ouvrir électriquement avec une fonction Smart Opener : un geste du pied sous le bouclier suffit. Sous le plancher du coffre se trouve un bac multifonctions. En option, le siège avant passager peut se replier, ce qui permet de transporter des objets longs (jusqu’à 2,40 mètres).

La Série 2 Active Tourer marque donc un tournant dans l’histoire de BMW puisqu’elle est la première auto à traction de la firme (et loin d’être la dernière). L’auto partage sa base technique avec la dernière génération de Mini. Voilà qui fait hurler les puristes… mais qui au final ne changera pas grand chose pour une large majorité de la clientèle. Pour prouver d’ailleurs que cette voiture peut avoir du caractère, BMW propose dès le lancement une version 225i dotée d’un quatre cylindres 2.0 de 231 ch, qui réalise le 0 à 100 km/h en 6,8 secondes !

Le reste de la gamme du départ est plus sage. On trouve même un trois cylindres essence de 136 ch (218i). Pour les amateurs de diesel, la 218d sera la seule offre disponible au début (150 ch). Une 220d plus costaude sera lancée à l’automne, en même temps qu’une 216d… de 115 ch !

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Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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