Le

Bugatti Veyron Black Bess

Bugatti Veyron Black Bess - 2

Bugatti va bientôt refermer le chapitre Veyron. Depuis plusieurs mois, la marque enchaîne les séries ultra-limitées de son hypercar. Dès le début, on nous en avait promis six. Voici la cinquième, nommée Black Bess, dévoilée à l’occasion du Salon de Pékin. 

Avec la Black Bess, Bugatti fait revivre le souvenir de la Type 18, « entrée dans l’histoire automobile comme l’une des premières super voitures de sport destinées à un usage routier ». L’auto, produite de 1912 à 1914, avait des caractéristiques techniques en avance sur son temps. Elle était dotée d’un quatre cylindres en ligne 5.0 litres de 100 ch. Avec sa vitesse de pointe de 160 km/h, la Type 18 était l’engin routier le plus rapide à son l’époque.

Sept autos ont été assemblées, livrées à des clients triés sur le volet. L’un d’eux était le célèbre pionnier en aviation Roland Garros. Il a reçu le modèle au châssis numéro 474, qui a été baptisé par la suite Black bess, du nom d’un cheval de course anglais. Cet exemplaire existe toujours, il est visible au Louwman Museum, une collection privée située à la Haye aux Pays-Bas.

Comme toutes les séries spéciales de la collection « les Légendes de Bugatti », la Black Bess de 2014 est basée sur la Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse, dotée d’un moteur W16 8 litres de 1 200 ch, qui développe un couple de 1 500 Nm entre 3 000 et 5 000 tr/min. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 2,6 secondes. Ce modèle est le roadster le plus rapide du monde, avec une pointe en mode décapoté de 408,84 km/h.

La carrosserie en fibres de carbone est entièrement peinte en noir, comme sur la Type 18. Les touches dorées du modèle d’avant-guerre sont réinterprétées de façon hyper luxueuse : pour la première fois, des éléments de carrosserie d’une Bugatti sont plaqués d’or 24 carats. C’est le cas du contour de la calandre, du logo EB à l’arrière ou des enjoliveurs de moyeu des jantes peintes en noir. Des bandes dorées partent du bas des projecteurs avant pour rejoindre les portières.

Tout l’habitacle est revêtu de cuir. Deux couleurs sont utilisées : le Beige pour le ciel de pavillon, le plancher, les sièges, le prolongement de la console centrale et la cloison arrière ; le brun Havana pour le tableau de bord, les garnitures de portes et la plage d’auvent. On trouve à bord du bois de rose précieux et de l’or.

Détail inédit : sur chaque porte on trouve une esquisse représentant la Type 18 et l’avion de Roland Garros. Les deux sont encrées à la main directement sur le cuir. Afin de protéger les dessins de l’usure, une encre et un procédé d’imprégnation inédits ont été mis au point.

Trois exemplaires seront mis en vente. Le tarif : 2,15 millions d’euros !

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

Laisser un commentaire