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Circulation alternée : le bilan serait positif

Le lundi 17 mars, le gouvernement avait mis en place sur Paris une circulation alternée, une décision qui faisait suite à une longue période de pollution aux particules PM10. C’était la première fois que cette mesure était appliquée pour lutter contre ce polluant (en 1997 une telle procédure avait été mise en place pour une pollution au dioxyde d’azote). Deux mois après, Airparif, chargé de la surveillance de la qualité de l’atmosphère parisienne, fait enfin le bilan. 

La consigne de base était claire : seuls les véhicules avec une plaque impaire pouvaient rouler. Mais il y avait de nombreuses dérogations. Hybrides et électriques n’étaient pas concernées, tout comme ceux qui devaient travailler obligatoirement avec leur véhicule (livraison, taxi…). Même les propriétaires de modèles à plaque paire pouvaient éviter l’interdit s’ils faisaient du covoiturage.

Au final, on est donc loin du moins 50 % de trafic ! Alors oui, il y avait moins de circulation, mais la baisse est plutôt faible. La réduction du nombre de véhicules varie selon les zones géographiques : – 18 % à Paris, – 13 % en petite couronne et – 9 % en Grande Couronne (la comparaison étant faite avec le lundi précédent).

Côté pollution, Airparif fait un bilan positif, précisant que c’est « le long des grands axes parisiens, et notamment sur le Boulevard Périphérique, que la circulation alternée a eu le plus d’impact ». Pour les PM10, la baisse moyenne sur la journée serait supérieure à 6 %. Ponctuellement, les diminutions étaient bien plus importantes, avec par exemple – 10 % sur le périphérique à l’heure de pointe du soir. Pour le dioxyde d’azote, c’est encore mieux puisque la baisse sur le périphérique atteint en moyenne 10 %.

Mais dès qu’on s’éloigne de la capitale, l’impact est bien moins perceptible avec une amélioration de seulement 2 % pour les PM10 en moyenne sur la journée dans la zone de mise en place de la circulation alternée (Paris et 22 communes limitrophes).

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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