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Contrôle technique : petits changements

Le Parlement européen vient de voter un texte pour harmoniser le contrôle dans les 28 Etats membres de l’Union. Mais au final, cela donne peu d’évolutions pour la France et surtout on est loin de ce qu’espérait la commission européenne. 

L’idée n’est pas de faire une analyse politique de la situation, mais une fois de plus, on ne peut que constater qu’en Europe il y a un gouffre entre ce que la commission veut et ce qui est finalement voté. Qu’il semble impossible de mettre en place des mesures fortes communes à tous les pays… On trouve donc des accords à minima.

Le contrôle technique en apporte une nouvelle fois la preuve. Le texte qui vient d’être voté par le Parlement n’apporte pas beaucoup de progrès, du moins pour la France. Le premier contrôle se fera au bout de quatre ans, puis tous les deux ans. Le dispositif est donc identique à ce qui se fait aujourd’hui dans l’Hexagone. Bruxelles souhaitait mettre en place un système de type 4-2-1 : quatre ans, puis deux et ensuite toutes les années. Il voulait aussi des mesures contraignantes pour les autos de plus de 160 000 km… qui sont donc passées aux oubliettes.

Seul vrai progrès de cette loi : l’enregistrement du kilométrage des véhicules lors de chaque visite. Voilà qui devrait permettre de mieux lutter contre les compteurs trafiqués, qui selon la FIA, représenteraient entre 5 et 12 % des autos d’occasion vendues actuellement en Europe.

En revanche, rien n’a été vraiment fait pour les motos. Pas d’harmonisation pour les deux roues, chaque Etat fait donc encore à sa guise. L’Europe souhaite toutefois instaurer une inspection obligatoire pour les plus de 125 cm3… à partir de 2022. Et encore, les pays qui auront mis en place « des mesures de sécurité routière alternatives efficaces » pour ce type d’engin pourront s’y soustraire !

Si le texte est approuvé par les représentants des 28 Etats Membres, il sera appliqué… dans quatre ans. Et dire que d’ici quelques mois, on va avoir une campagne électorale où l’on nous expliquera à quel point l’Europe est importante !

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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