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Crash-test : 3 étoiles pour la Renault Mégane !

Renault Mégane

Restylée en début d’année, la Mégane a de nouveau été « crashée » par l’organisme indépendant Euro NCAP. Mais là, surprise, l’auto qui avait obtenu cinq étoiles lors de son arrivée sur le marché en 2008 n’en a plus que trois ! Explications.

Des autos qui n’ont que trois étoiles Euro NCAP, c’est devenu très rare. Ce score ne concerne quasiment plus que des voitures typées low-cost. Alors quand cette note est attribuée à une Renault de grande diffusion, cela fait beaucoup parler, d’autant que le losange a été le premier constructeur à décrocher en 2001 les fameuses cinq étoiles.

La nouvelle Mégane est-elle devenue dangereuse ? Absolument pas. Certes, des rivales plus récentes protègent mieux le conducteur et les passagers. Mais la compacte française a encore obtenu de bonnes notes dans les catégories « occupants adultes » (83 %, avec un petit bémol pour la protection contre le coup du lapin) et « occupants enfants » (78 %). L’auto progresse même légèrement en protection piétons grâce à sa nouvelle face avant.

En fait, la Mégane a fait les frais du nouveau système de notation. Euro NCAP a depuis quelques années durci le barème et a surtout rajouté une note correspondant aux équipements de sécurité et aux aides à la conduite. Et c’est sur ce point précis que la Mégane a souffert. Il faut dire que l’auto a été mise au point il y a plus de six ans et sa dotation n’est plus vraiment à la page. La Mégane n’a par exemple pas de système de maintien sur la voie ou de freinage autonome pour la ville.

Sévère, Euro NCAP a d’ailleurs retiré d’office une étoile à la Mégane pour une erreur mineure : l’avertissement du non port des ceintures aux places arrière n’est pas traduit dans le nombre de langues requis. Un plus simple témoin visuel aurait évité ce couac, que Renault compte corriger rapidement. En clair, au final la Mégane 2014 a trois étoiles qui en valent quatre… et qui donc en valaient cinq en 2008.

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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