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Lamborghini essaie l’hybride avec l’Asterion

Lamborghini Asterion - 5

La motorisation hybride n’est plus cantonnée aux sages familiales. Depuis quelques mois, elle fait le bonheur des supercars : l’électricité leur aide à gonfler leur puissance. Nouvel exemple aujourd’hui avec le concept Lamborghini Asterion.

La marque italienne ne choisit jamais le nom de ses modèles au hasard. Cette étude de style reprend le patronyme du Minotaure, un monstre de la mythologie grecque, mi-homme, mi-taureau. Un croisement qui fait écho à celui de la motorisation de l’engin, qui mêle essence et électricité.

L’Asterion couple le V10 5.2 610 ch de la petite Huracan à trois moteurs électriques, qui développent au total 300 ch. La puissance cumulée est donc de 910 ch. Le bloc thermique est en position centrale arrière, tandis que deux moteurs électriques sont montés sur l’essieu avant. L’Asterion est donc une quatre roues motrices (le troisième bloc électrique est glissé entre le V10 et la boîte de vitesses double embrayage 7 rapports).

Lamborghini annonce une vitesse de pointe de 320 km/h. Le 0 à 100 km/h serait réalisé en 3 secondes. L’auto étant une hybride rechargeable, elle peut grâce à ses batteries logées dans le tunnel central parcourir 50 km en mode zéro émission, avec une vitesse maxi limitée à 125 km/h. La firme italienne est toute fière de mettre en avant une consommation de moins de 4,2 l/100 km. Une valeur très flatteuse, mais loin de la réalité (le cycle d’homologation prenant en compte les kilomètres parcourus sans utiliser de l’essence). Avec 98 g/km de C02, l’Asterion aurait un bonus écologique !

D’un point de vue esthétique, l’Asterion ressemble aux dernières productions de la marque, avec un dessin à base d’angles. Certains lui trouvent des airs de Miura du 21ème siècle au niveau du profil. Reste à savoir maintenant quel est l’avenir de ce concept. Il semble très abouti et on a aucun mal à l’imaginer dans une concession de la marque. Lamborghini osera t-il ? Après tout, Porsche a bien la 918 Spyder, hybride plug-in.

Florent Ferrière

Amateur de médias et d'automobiles, je n'ai rien trouvé de plus logique que de croiser les deux pour en faire un métier passionnant. Diffuser l'information a toujours été un plaisir (voire une obsession !), d'autant que tout comme moi, l'actualité auto ne s'arrête jamais. Partagé entre les Landes, terre d'adoption, et le Rhône, terre de cœur, amoureux de la Provence, je n'ai pas peur de prendre souvent le volant pour changer d'air !

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