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Un contrôle technique renforcé en 2018

contrôle technique 2018

Le contrôle technique correspond à 124 points répartis en 10 catégories à vérifier pour assurer la bonne marche de votre véhicule, donc votre sécurité et celle des autres usagers sur la route. Très important, il est à réaliser obligatoirement 4 ans après l’achat d’une voiture neuve, puis tous les deux ans par la suite. Oui mais voilà. A partir de 2018, le contrôle technique tel qu’on le connaît va évoluer et se durcir. Alors, quels sont les changements à attendre ? En quoi cela va-t-il impacter vos démarches et votre budget ?

L’application d’une directive européenne de 2014

A l’horizon 2020, la Commission de Bruxelles a pour ambition de réduire de moitié le nombre de tués au volant par rapport à 2010. Un pari ambitieux, mais réalisable selon elle, en durcissant le contrôle technique à l’échelle européenne. Le but : diminuer les accidents de la route dus à un dysfonctionnement technique de l’automobile.

Si un peu plus de latitude est laissée aux pays d’Europe de l’est ayant un niveau de vie plus faible, la France, elle, a décidé d’appliquer ces mesures durcies dès le 20 mai 2018 en appliquant la directive 2014/45/UE du 3 avril 2014. Celle-ci remplace la directive 2009/40/CE qui régulait jusqu’à maintenant l’examen du contrôle technique.

Mais qu’est-ce-que cette directive va vraiment changer ?

2018, ce qui va changer

Sans plus attendre, voici la liste des éléments qui vont changer à partir de 2018 :

  • Les 124 points de contrôle actuels vont tripler pour atteindre 400. Pour les véhicules diesel, un nouveau test antipollution sera mis en place pour évaluer le taux de particules d’oxyde d’azote, le 5-gaz.
  • En cas de dysfonctionnement jugé critique sur le véhicule, vous disposerez seulement de 24 heures pour faire réparer le véhicule contre 2 mois auparavant. Sont considérés comme défauts critiques ceux qui “constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière et/ou l’environnement”. Par exemple : fuite du liquide de freins, serrure bloquée ou encore corrosion du châssis. A savoir : cette mesure est déjà appliquée pour les poids lourds.
  • Des points jusqu’à présent mineurs seront désormais considérés comme des défauts majeurs. Par exemple, un disque de frein un peu abîmé, considéré comme mineur actuellement, deviendra critique à partir de mai 2018. Au total, 126 défaillances seront jugées critiques et entraîneront donc une interdiction totale de circuler.
  • La contre-visite sera désormais payante. Aujourd’hui, elle est encore très peu facturée voire gratuite. A partir du 20 mai 2018 donc, elle sera payante. Et oui : le centre de contrôle technique sera tenu de re-vérifier l’intégralité du circuit et non pas simplement la ou les pièce(s) ayant été changée(s).

De nouvelles mesures loin de faire l’unanimité, surtout à la vue des conséquences attendues pour les automobilistes. Plus de détail sur le site de l’Argus

Quelles conséquences pour l’usager ?

Sans surprise, la principale difficulté pour les automobilistes sera le budget.

Le coût du contrôle technique en lui-même sera pour commencer plus important, puisqu’il faudra plus de temps au centre pour le réaliser. Côté staffing, ce contrôle technique renforcé entraîne la nécessité de recruter des techniciens plus expérimentés, niveau BAC et non plus CAP. Un coût de main d’œuvre donc plus élevé qui se répercutera encore davantage sur le prix du contrôle technique. Aucune indication de prix n’est pour l’instant communiquer mais on peut raisonnablement tabler sur une hausse d’au moins 20%.

Un budget supplémentaire sera aussi à allouer à la (probable) contre-visite ainsi qu’aux réparations associées, étant donné l’augmentation des défauts jugés critiques.

Enfin, ce contrôle technique durci fait également peser davantage de pression sur les épaules de l’automobiliste qui aura désormais moins de temps pour effectuer les réparations critiques et pas toujours la possibilité de trouver un garagiste qualifié disponible sous 24H.

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